12
Mar
2018

1.215.879 den o deus sinet an intrudu keodedel evit al liesseurted en Europa!

Minority Safepack. Tenn a rae d’ur sinadeg simpl evel ar re all met ne oa ket ! Ur gwir benveg demokratelezh dihanterat savet e 2012 gant Unvaniezh Europa (UE). Ur benveg lezennel, met dizanav gant an dud, eo an intrudu keodedel europat.

Ur roll a ginnigoù lezennel eo ar Minority Safepack evit gwareziñ ar minorelezhioù broadel dre reoliadurioù reoliek evit broudañ gwirioù ar minorelezhioù, gwirioù o yezhoù ha gwareziñ o sevenadurioù. E berr gomzoù eo ar pal reiñ ur statud europat d’ar yezhoù bihanniver ha d’o sevenadurioù.

E penn kentañ eo bet kinnig 11 diarbenn gant ar FUEN (Federal Union of European Nationalities) . Dalc’het eo bet 9 ginnig gant ar gomission europat evit an intrudu keodedel europat. E -touez :

  1. Alioù an Unvaniezh Europa (UE) evit difenn ha brudañ al liesseurted sevenadurel ha yezhel
  2. Programm skoazell evit ar c’humuniezhoù yezhel bihan
  3. Krouiñ un ofis evit al liesseurted yezhel en Europa
  4. Degemer gwareziñ ar minorelezhioù broadel ha brudañ al liesseurted yezhel ha sevenadurel gant raktresoù arc’hantaouet gant ar font europat evit an diorren ekonomikel ha rannvroel (FEDER)
  5. Kas war-raok an enklaskoù war ar gounidoù a zegas ar minorelezhioù er gevredigezh a-vremañ hag en Europa hiziv an deiz
  6. Kaout ar youl-sevel da dizhout ar c’hevatalder evit ar minorelezhioù hep stad (d.s Romed)
  7. Ul lezenn europat youlek evit ar gwirioù diaz a-benn gwareziñ a mediaoù ha servijoù e yezhoù bihanniver
  8. Frankiz krouiñ has implij dalc’hadoù kleweled er rannvroioù gant minorelezhioù
  9. Enframmañ ar minorelezhioù er programmoù rannvroel ha broadel stag ouzh ar sevenadur, ar mediaoù pe ar glad hep derc’hel kont eus peadra  

Ar munudoù e c’heller lenn en ur bellkargañ an teul PDF e galleg amañ.

Bilañs an intrudud keodedel europat :

Echuet eo met ar c’houlzad d’ar Merc’her 4 a viz ebrel gant  1 216 000 sinadur e 27 stad an unvaniezh europa.

Ce sera donc la cinquième initiative citoyenne réussie sur une cinquantaine depuis que cet instrument de démocratie directe existe. Ce droit a été introduit en 2012 par un vote du parlement européen à la suite du traité de Lisbonne. La consultation est allée au-delà des espérances car ce sont finalement 11 pays qui ont atteint leur quota de signatures fixé par la commission européenne dont l’Italie (60 000 signatures), l’Espagne (54 000) et le Danemark (12000 signatures).

Pour la France, c’est un peu plus de 9 000 signatures (soit environ 17 % du quota). Si cela peut apparaître décevant, il est néanmoins tout à fait honorable dans la mesure où la campagne a été relancée il y a un mois seulement par le collectif Ai’ta ! et que la majeure partie des soutiens ont été recueillis sur cette période.

Cependant, devant l’enjeu que cette initiative revêt pour la langue bretonne, à savoir l’instauration enfin d’un cadre protecteur au niveau européen pour les langues minoritaires, il apparaît que nous aurions pu faire mieux si nous avions pu démarrer cette campagne il y a 8 mois … Cela n’a malheureusement pas été le cas.

Le collectif Ai’ta ! n’a en effet découvert que par hasard cette initiative, restée jusque-là entre les mains d’organisations normalement mandatées pour la promouvoir. Nous avons donc eu très peu de temps pour prendre l’initiative, mobiliser et solliciter le monde associatif et politique breton. Ces derniers ont toutefois répondu présents à nos appels et nous remercions vivement tous les acteurs ayant relayé et diffusé massivement l’information.

Il faudra s’interroger dorénavant pour savoir pourquoi la  mobilisation n’a pas été efficace dès le départ en Bretagne et définir, pour l’avenir, de nouvelles façons de travailler collectivement pour la langue bretonne.

La nécessité de fonder un nouvel outil dédié à la langue bretonne pour rassembler l’ensemble des acteurs de la langue bretonne afin de gagner en efficacité et de peser ensemble  à la fois sur les décisions en Bretagne mais aussi au niveau de l’Etat et de l’Europe, apparaît clairement aujourd’hui.

D’autre part, seul des médias régionaux ont relayé l’originalité de initiative, et force est de constater qu’aucun média national télévisuel, radiophonique et de presse écrite n’a étudié ce texte européen qui pourtant est fondamental pour la démocratie citoyenne. Cela pose vraiment la question de l’ultra-centralisation des pouvoirs médiatiques à Paris, si loin des aspirations des peuples minorisés de l’Hexagone. ;

Concernant la suite du parcours de l’initiative européenne : 

Les états ont maintenant 3 mois pour certifier le nombre de déclarations de soutien. Une audition publique aura ensuite lieu au parlement européen. Puis, la commission européenne aura 3 mois pour présenter la réponse qu’elle entend proposer. En fonction de cette réponse, cette initiative pourrait donc aller jusqu’au vote par le parlement européen d’une réglementation européenne pour les minorités et langues minoritaires en Europe.

skritell Minority Safepack Breizh Bretagne

Evit gouzout hiroc’h diwar-benn Minority Safepack Initiative : http://www.minority-safepack.eu

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