13
Oct
2018

Opération « Breizh Washing » sur le nouveau réseau de bus « Breizh Go » de la région Bretagne

Jeudi 4 octobre, la région Bretagne dévoilait les résultats de l’enquête sociolinguistique avec le titre « mieux connaître pour la situation pour renforcer l’action régionale ». Les conclusions de l’enquête sont sans appel concernant la vie quotidienne et l’espace public : 55 % des personnes sondées demandent plus de breton à la télé et à la radio, 59 % se déclarent favorables à la présence du breton en plus du français dans les services publics et 73% dans la signalétique routière !

La Région Bretagne a lancé le réseau de transports en commun « Breizh Go » le 20 septembre. La langue bretonne est absente des nouveaux bus alors que les TER gérés par la région étaient bilingues jusqu’à présent. Il s’agit donc d’un recul pour la langue bretonne. La mention « Breizh » semble suffire pour la région afin d’affirmer sa bretonitude, alors que l’enjeu est de permettre une utilisation effective de la langue bretonne pour tous les services publics. Cette opération s’apparente ainsi à un simple « Breizh Washing », à une coloration « Gwenn ha Du » du service de transports tandis que la langue bretonne y est absente.

Nous avons donc ajouté une couche de peinture supplémentaire à un nouveau bus de la région Bretagne pour dénoncer cette hypocrisie.

Le collectif Ai’ta ! dénonce le double-discours du Président de la région Bretagne, incapable de mettre en œuvre les engagements pris. Loïg Chesnais-Girard a promis en 2016 une « nouvelle étape » pour la politique linguistique ». La langue bretonne recule pourtant dans quasiment toutes les politiques de la région.

Le budget annuel consacré à la politique linguistique par habitant diminue d’année en année. Il est de 2 euro par habitant par an alors que la Corse y consacre 7,5 euros et le Pays de Galles et la Catalogne 20 euros par habitant et par an. Il est temps que la région fasse de même !

La région n’a toujours pas voté une disposition similaire au département du Finistère ou à la collectivité Territoriale de Corse. En ce qui concerne le Finistère, la prise en compte de la langue bretonne est nécessaire pour toute structure bénéficiant de financements du département (collectivité, entreprise ou association), ce qui n’engendre pas de coûts pour le département. Il est temps que la région fasse de même !

Par cette action, Ai’ta ! demande au Président de la région Bretagne de passer d’une politique de soins palliatifs à une véritable politique linguistique. Nous ne souhaitons plus du vernis, de la décoration, mais des actes !

 

 2 ans après les rencontres régionales de la langue bretonne, nos propositions  restent toujours d’actualité!

 

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