14
Juin
2022

LFI et la langue bretonne : un silence qui interroge

Le Collectif Ai’ta ! et la Coordination des associations culturelles bretonnes Kevre Breizh remercient les 84 candidats de Bretagne présents au premier tour des élections législatives 2022 qui ont répondu au questionnaire du collectif national Pour Que Vivent Nos Langues (PQVNL) sur la thématique des langues dites régionales.

Voir la carte interactive des réponses : https://framacarte.org/fr/map/legislatives-2022-pqvnl-13062022-2359_127074#8/47.785/-2.785

Il n’appartient pas à nos associations de se positionner pour tel candidat ou candidate, mais d’éclairer le choix des électeurs et électrices sur les projets politiques concernant la diversité culturelle et linguistique de la France.

C’est pourquoi, à l’approche du second tour, elles s’interrogent sur l’absence de réponses de la très grande majorité des candidats LFI en Bretagne – malgré quelques réponses argumentées – contrairement aux autres grandes composantes de la NUPES (EELV, PS et PCF) mais aussi d’Ensemble! (Renaissance, Modem et Horizons) ou des Républicains qui répondent à cette demande de transparence démocratique.

La question de la langue bretonne, comme celle de la langue gallèse, de leurs transmissions aux générations futures, le rôle social des langues ne seraient-ils pas pour la plupart des candidats LFI un enjeu devant être pris en compte pour un développement durable respectueux de l’égale dignité des cultures ?

Les candidats LFI qui n’ont pas répondu sont-ils dans la ligne du groupe parlementaire LFI qui a voté contre la proposition de loi Molac au printemps 2021 ?

Sont-ils en accord avec la position de Jean-Luc Mélenchon qui le 11 septembre 2013 votait au Parlement européen avec l’extrême droite (Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen, Bruno Gollnich, Brice Hortefeux notamment) contre la résolution Verts/ALE en faveur des langues menacées et pour la diversité linguistique européenne adoptée à une écrasante majorité de 92%.

Les électeurs attachés à la langue bretonne ou à la langue gallèse, et plus largement celles et ceux qui défendent les principes de défense de la diversité sont en droit d’avoir des réponses, quelles qu’elles soient, pour se faire leur avis avant l’échéance de dimanche.

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